Quand j'étais ado dans les années 90, il n'y avait pas encore de téléphone portable. On s'échangeait des lettres entre copines dans la cour du lycée, et parfois, aussi, avec notre "crush" du moment quand celui-ci acceptait de jouer le jeu.
L'été dernier, j'ai retrouvé une grande partie de ces lettres que ma mère avait gardées précieusement dans un carton : "tiens, c'est à toi, je te laisse faire le tri !".
Des lettres écrites au stylo à plume, et envoyées non pas dans des enveloppes blanches toutes tristes, non. Dans des enveloppes qu'on fabriquait nous-mêmes avec des pubs de parfums découpées dans Jeune & Jolie ou les magazines de nos mamans.
Au milieu de tout ce courrier dégoulinant des premiers émois de l'adolescence, il avait cette lettre de mon premier amoureux, pour la Saint-Valentin. Avec cette phrase qui m'a fait sourire : "je t'aime plus qu'hier et moins que demain", signé G.
Voilà, ce que représente pour moi la Saint-Valentin.
Des doux souvenirs de jeunesse où la moindre occasion de déclarer sa flamme à l'élu de notre coeur était un truc très sérieux !
En plus de ces lettres, je me souviens d'avoir offert quelque fois des cadeaux avec mon argent de poche. Un poster pour un garçon qui s'appelait David, et pour un autre garçon, plus tard : un déodorant "Eternity" de Calvin Klein faute de budget pour le parfum.
C'était la magie des années 90. On faisait avec les moyens du bord mais avec beaucoup de coeur.
Depuis, j'ai grandi. Je n'écris plus de lettres enflammées au stylo à plume pour la Saint-Valentin (c'est dommage) et je n'offre plus de déo à la place d'un parfum.
Mais je crois toujours à la valeur d'un cadeau qui a du sens. Un cadeau qu'on offre avec le coeur et pas juste pour "cocher une case".
Et ce matin, en enfilant mon pull LIV en cachemire rose pâle, je me suis dit que sa douceur en faisait un cadeau de Saint-Valentin parfait !
A s'offrir à soi-même.
Pour se rappeler qu'on mérite, aussi, de se traiter avec douceur.
Avec tout mon cœur,
Anne
Fondatrice d'Anke
